Causes de décès en France - Nouvelle baisse de la mortalité en 2024 malgré une hausse de celle due aux maladies respiratoires

Études et Résultats

N° 1375

Paru le 23/06/2026

Fanny Godet (CépiDc), Vianney Costemalle (Drees), Yann Aubineau (CépiDc), Anne Fouillet (Santé publique France)
La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), l’Inserm via son Centre d’épidémiologie sur les causes médicales de décès (CépiDc-Inserm) et Santé publique France analysent les causes médicales de décès des personnes résidentes et décédées en France en 2024. Parmi les études publiées, une étude s’intéresse aux principales causes de décès médicales.

 

Parmi la population qui réside en France, 641 046 personnes sont décédées en 2024 sur le territoire, soit 4 000 décès de plus qu’en 2023. En revanche, le taux de mortalité standardisé (777,9 décès pour 100 000 habitants), qui tient compte du vieillissement de la population, diminue de 11 décès pour 100 000 habitants par rapport à 2023. Cette diminution est moins marquée que celle observée entre 2022 et 2023. Le taux de mortalité standardisé en 2024 se situe à un niveau inférieur à celui de 2019. Pourtant, la mortalité en France reste supérieure à celle que l’on attendait si la tendance à la baisse observée avant la pandémie de Covid-19 s’était prolongée jusqu’en 2024.

 

La baisse de la mortalité due à la Covid-19 en partie effacée par la hausse de celle des maladies respiratoires

La diminution de la mortalité en 2024, toutes causes confondues, est entrainée par celle de la mortalité due à la Covid-19 de 7 décès pour 100 000 habitants par rapport à 2023. Des baisses de moindre ampleur s’observent aussi pour la mortalité due aux symptômes et états morbides mal définis, aux maladies cardio-neurovasculaires et aux tumeurs.

En revanche, la mortalité due aux maladies de l’appareil respiratoire (hors Covid-19) augmente par rapport à 2023 de 5 décès pour 100 000 habitants, portée par la hausse des grippes et des pneumonies. Par ailleurs, on note une progression de la mortalité due aux maladies infectieuses en particulier les septicémies, ainsi qu’une tendance à la hausse, depuis 2019 des infections de l’appareil génito-urinaire.

 

Les tumeurs, première cause de décès chez les hommes comme chez les femmes, devant les maladies cardio-neurovasculaires

En 2024, les tumeurs, essentiellement les cancers, première cause de mortalité, chez les hommes comme chez les femmes, comptent pour plus d’un quart des décès (27,1 %). Elles concernent des personnes en moyenne plus jeunes que ceux toutes causes confondues. La mortalité par tumeur continue de baisser, à l’exception de celle du pancréas en hausse tendancielle, et de celles du poumon, des bronches et de la trachée chez les femmes.

Les maladies cardio-neurovasculaires (comme par exemple l’infarctus du myocarde, l’accident vasculaire cérébral (AVC) et l’insuffisance cardiaque) ont, quant à elles, causé plus d’un cinquième des décès (21,2 %). Elles restent la deuxième cause de mortalité, malgré un léger recul par rapport à l’année précédente.

Par ailleurs, les taux de mortalité dus aux maladies endocriniennes, nutritionnelles et métaboliques, cardio-neurovasculaires, de l’appareil digestif et de l’appareil génito-urinaire restent en 2024 plus élevés que la prolongation des tendances pré-pandémiques.

En 2025, selon une estimation encore provisoire, les taux de mortalité des tumeurs et des maladies cardio-neurovasculaires seraient en légère baisse. En revanche, le nombre de décès du fait de ces maladies serait lui stable ou en hausse en raison de l’arrivée de la génération du baby-boom à des âges avancés.

 

Plus d’un cinquième des décès ont une cause imprécise ou inconnue

Parmi l’ensemble des décès, 4,8 % ont une cause inconnue et 16,5 % présentent une cause initiale insuffisamment précise. Ces causes imprécises comprennent notamment les arrêts respiratoires, la sénilité, les insuffisances cardiaques ou encore les septicémies sans précision sur leur point de départ. En tenant compte des différences de la mortalité par âge, ce sont les causes initiales des femmes et les causes des décès survenant à domicile qui sont plus souvent imprécises. 
 

Trois études complémentaires, pour mieux documenter les causes de décès en 2024 et leurs évolutions

Les articles dans le BEH et Etudes et Résultats décrivent les grandes causes de décès en 2024 et leurs évolutions en comparaison à la période pré-pandémique. La première publication Études et Résultats fournit également les premières estimations de mortalité en 2025. La seconde donne la fréquence d’apparition des causes associées sur les certificats de décès. Enfin, l’article BEH décrit les différentes causes associées en 2024.

Consulter les publications et les données associées 

Sources, outils & enquêtes